Bases scientifiques

Sur cette page, nous mettons à votre disposition les savoirs et sources scientifiques qui font les fondations de ProfilSCAN.

N’hésitez pas à nous contacter pour nous poser vos questions : elles nous donneront l’occasion de préciser et d’alimenter le Blog RH !

Définitions

Personnalité : ensemble des comportements et attitudes qui caractérisent un individu. Sous couvert de ce terme, on parle avant tout des sentiments, des comportements ou attitudes des individus. Ces derniers sont propres à chacun d’entre nous.

Psychologies.com

Savoir-être : capacité de produire des actions et des réactions adaptées à l’environnement humain.

Wikipédia

Intelligence émotionnelle : capacité de reconnaître, comprendre et maîtriser ses propres émotions et à composer avec les émotions des autres personnes. Elle est proche du concept d’intelligence sociale.

Wikipédia

Cognition : ensemble des structures et activités psychologiques dont la fonction est la connaissance

Dictionnaire Larousse

Efficacité et intelligence émotionnelle

La prise en compte de l’intelligence émotionnelle est primordiale pour augmenter l’efficacité des équipes.

Les références de ProfilSCAN les plus explicites sont les suivantes :

Learning/teaching styles: potent forces behind them
Gregorc A. F., 1979, Educational Leadership, 5 234-237.

Learning Style Inventory Revised edition
Kolb D. A., 1985, Boston, Massachusetts: McBer.

Elles montrent l’efficacité de la prise en compte de la personnalité dans l’enseignement et le management. Les théorèmes les plus récents dans les sciences du management met en évidence un principe :

Les équipes les mieux organisées sont celles dans lesquelles la coopération est un postulat de base.

L’objet de ProfilSCAN est de faire travailler ensemble des profils diversifiés et de les conduire à coopérer.

The Evolution of Cooperation
Axelrod, R., & Hamilton, W., 1981, Science n°211, p1390

Les équipes les plus performantes comportent des professionnels rationnels et intéressés, des collaborateurs respectueux des normes et des personnalités désireuses de renforcer l’échange. C’est la bonne proportion de ces trois populations qui crée l’efficacité professionnelle.

Motivations et cognition : les modèles américains et européens

Une façon d’intervenir sur son environnement :
les motivations

En Europe, la recherche opérationnelle prend pour postulat que le milieu détermine les stratégies mentales et relationnelles des acteurs.

En fonction de son milieu, de son parcours de vie, chacun et chacune acquiert des centres d’intérêt et des motivations qui lui sont personnels. Il est performant dans les activités les plus attrayantes et délaisse celles qu’il évalue comme étant les moins intéressantes.

La plupart des modèles cherchent à établir des catégories de motivations pour prédire les comportements, comme la théorie des types de personnalité de Jung de 1921 (modèle sur lequel sont basés de nombreux outils moderne comme le MBTI).

Les motivations expriment nos besoins en termes de ressources psychologiques :

Types psychologiques
C. G. Jung, édition originale allemande, 1920; 5e édition en français, Genève, éditions Georg, 1977


Autonomie

Certains et certaines ont besoin pour s’épanouir d’une grande autonomie.  C’est le cas du concepteur qui observe toutes les situations concrètes avec un certain décalage, du conseiller dont le conseil ne peut être efficace que si son regard sur la situation est objectif, de l’innovateur dont le besoin d’autonomie est lié à sa capacité de réformer les normes existantes.


Reconnaissance

Le besoin de reconnaissance est ce qui motive le leader désireux de se mettre en avant, mais aussi d’être mis en avant par son groupe de référence. Le même type de besoin pousse le battant à agir afin d’être valorisé pour son engagement. Le fusionnel ne trouve son identité que s’il parvient à se fondre dans le groupe. 


Sécurité

Enfin le besoin de sécurité qui est la première des ressources psychologique à être convoitée prend encore tout son sens, pour le normalisateur qui définit les normes, le légaliste qui les renforce . C’est également la ressource principale du médiateur désireux d’aider chacun à s’exprimer pour renforcer le groupe et lutter contre toutes les dissensions.

Un être humain parfaitement équilibré devrait désirer posséder toutes les ressources psychologiques disponibles sur le marché relationnel pour être parfaitement épanoui. Mais il s’avère que dans le concret quotidien nous privilégions tous certaines ressources psychologiques par rapport à d’autres.

En fait lorsque nous lisons nos motivations, il est important de les confronter avec celles de nos proches dans le domaine professionnel ou dans le domaine privé. Certains profils sont plutôt complémentaires et d’autres plutôt ressemblants.

Une bonne équipe en entreprise s’épanouit lorsque les membres qui la composent possèdent des ressources psychologiques différentes et complémentaires.

Les questions de l’évaluation de personnalité ProfilSCAN ont pour 1er objectif de retrouver et d’identifier les motivations particulières à chacun.

Une façon de raisonner : la structure cognitive

En Amérique du Nord, la recherche opérationnelle prend pour postulat que toutes les ressources sont disponibles pour tous sur le marché. Chacun peut réussir s’il est suffisamment « stratégique » pour repérer les bonnes ressources.

Dès nos premiers apprentissages chacun et chacune d’entre nous a mis en place des procédures cognitives inconscientes qui lui permettent de traiter l’information. Selon les procédures retenues au fil de son expérience, un individu mobilise davantage certaines zones de son cerveau.

Ces aires cérébrales peuvent être regroupées en 4 sphères : deux sphères émotionnelles (limbique) et deux sphères corticales. Chaque type est réparti entre les hémisphères gauche et droit.

Il a été démontré que nous sommes les plus efficaces dans les aires que nous utilisons préférentiellement. L’évaluation de la personnalité ProfilSCAN a donc pour 2ème objectif de repérer les aires du cerveau que les sujets de l’évaluation de personnalité utilisent préférentiellement.

Les recherches du Professeur Sperry (1981) (sur les différenciations entre les hémisphères et les compétences propres à chaque hémisphère, prix Nobel 1981) croisées avec les découvertes modélisées de Mc Lean (Les 3 cerveaux : 1971) et les apports de Richard Davidson (1990) ont été pris en compte chaque fois qu’il a été nécessaire, aussi bien dans l’élaboration du questionnaire que dans le recueil des résultats et lors de leur traitement.

Split-brain Approach to Learning Problems
Sperry, Roger W., 1967, In The Neurosciences: A Study Program, eds. Gardner C. Quarton, Theodore Melnechuk, and Francis O. Schmitt, 714–22. New York: Rockefeller University Press

The Triune Brain in Evolution
Paul D. MacLean, 1990 Plenum, New York

Le modèle de McLean propose de penser que le cerveau s’est développé parallèlement en trois couches successives (Reptilien, émotionnel, cortical). Ce modèle est encore dominant, même s’il sera vraisemblablement remplacé par des modèles mettant le corps au centre du développement de la personnalité. Dans l’attente, ce modèle reste le plus à même de rendre compte de la manière dont l’information circule. C’est le modèle sur lequel reposent de très nombreux modèles dont le modèle HBDI, également appelé Modèle Hermann, par exemple).

Approach-withdrawal and cerebral asymmetry: Emotional expression and brain physiology: I
Davidson, R. J., Ekman, P., Saron, C. D., Senulis, J. A., & Friesen, W. V., 1990, Journal of Personality and Social Psychology, 58(2), 330–341.

A retenir sur l’évolution de ces modèles : de nombreuses théories sont en concurrence. Dans les années futures, elles conduiront sans doute à penser de nouveaux modèles (la plasticité neuronale, le rôle du cerveau amygdalien…) Mais en l’état ces théories ne permettent pas encore de déboucher sur des modèles de profils de personnalités établis, stables.

Valeurs et développement humain

Les êtres humains et humaines se construisent en prenant en compte trois dimensions fondamentales : soi, les autres et les normes. ProfilSCAN les désigne sous le terme de valeurs à cause de la valeur, du poid, que chaque individu attribue à chacune.

Les études les plus récentes en neurobiologie du comportement permettent de comprendre à quelles périodes de notre développement ces dimensions se mettent en place …


Le soi

Il se constitue tout au long de la vie, en intégrant les expériences significatives de son existence.
Il semble qu’à l’âge de 12 ans environ tous les équilibres nécessaires au développement de l’égo aient été mis en place et tous les mécanismes indispensables à l’individualisation.

Ce soi est autant lié à une transmission d’une généalogie de type phylogénétique, d’espèce en espèce, que de la conscience et d’une mémoire autobiographique permettant d‘insérer et de comprendre sa propre histoire dans l’histoire de son groupe

Autre moi-même,
Damasio A., 2010, Odile Jacob


La relation à l’autre

Elle s’acquiert dès les premiers apprentissages. Entre 0 et 6 mois, les mécanismes de l’empathie se développent dans le cortex pré-frontal, et l’être humain prend en compte l’importance de l’autre dans ses raisonnements.
Le rôle traditionnellement joué par la mère est essentiel pour la mise en œuvre de ce process de manière optimale.
C’est par ce contact que l’attachement aux autres va devenir possible car par lui que l’enfant en découvre les premiers codes. À l’âge de 12 ans tous ces mécanismes sont mis en place.


La prise en compte des normes

Elle apparaît étonnamment de bonne heure. Le rôle traditionnellement joué par père semble primordial dans la mise en œuvre de ce processus. C’est en « intégrant le père » dans une période critique se situant entre 6 et 7 mois après sa naissance que l’enfant jusqu’alors totalement tourné sur lui-même (stade fusionnel) prend conscience de l’extérieur et se met à intégrer la norme. Dès l’âge de 7 ans cette dimension semble définitivement acquise.

Une personnalité équilibrée prend en compte ces trois dimensions à part égale. Cependant, chacun peut minimiser l’importance et le rôle d’une d’entre elle pour en privilégier une autre. Chacun peut également avoir tendance à accorder une importance prioritaire à l’une ou l’autre de ces 3 dimensions.

Mesurer clairement l’importance de ces trois valeurs permet de comprendre lesquelles chacun ou chacune promeut, privilégie, met en avant dans sa vie professionnelle et personnelle. L’évaluation de la personnalité de ProfilSCAN a donc pour 3ème objectif d’identifier quels types de solidarité sont mises en œuvres ou délaissées.

La synthèse ProfilSCAN

Dans son évaluation de la personnalité, ProfilSCAN prend en compte les modèles américains et européens, ainsi que les stades de développement affectif, conformément au consensus scientifique qui énonce que la personnalité est une combinaison de caractéristiques émotionnelles, d’attitudes et de comportements d’une personne.

Stress

L’évaluation de la personnalité a également intégré les découvertes les plus récentes dans l’analyse des procédures cérébrales, notamment sur l’impact du stress sur le fonctionnement cérébral (Behavioral Inhibiting System).

Le BIS exprime la rigidité du comportement en situation de stress. Elle est liée à la fois au traitement de l’information arrêté dans les zones émotionnelles et à l’hyper réactivité du système amygdalien.

Behavioral inhibition system activity is associated with increased amygdala and hippocampal gray matter volume: a voxel-based morphometry study
Barrós-Loscertales, A., Meseguer, V., Sanjuán, A., Belloch, V., Parcet, M. A., Torrubia, R., & Ávila, C., 2006, Neuroimage, 33(3), 1011-1015.

Réfutabilité

La mise en œuvre du critère de falsifiabilité Popperien (1959) a permis de relever, pendant l’élaboration des questions, les cas de non équation entre valeurs, stratégies cognitives et motivations à chaque fois qu’ils ont pu se présenter.