Inégaux face au stress professionnel


Cerveaux droits ou gauches, l'inégalité

Sous l’effet du stress nos principales motivations se radicalisent et il faut savoir qu’apparaît alors la face cachée de celles ci. Nos plus belles qualités professionnelles deviennent nos plus gros défauts sous stress.

Ainsi une personne méticuleuse lorsqu’elle est bien reposée risque sous stress de devenir si pointilleuse qu’elle finit par ne plus avancer. Une personne très ouverte peut devenir si boulimique d’échanges, que son attitude transforme la dynamique de son équipe. Une personne centrée sur ses objectifs chiffrés peut se polariser si fort autour d’eux, qu’elle en oublie le contexte initiateur de ses objectifs. Le créatif peut devenir si rêveur qu’il néglige les applications concrètes de son activité. Bref , nos motivations se radicalisent sous stress.

Toutefois, la difficile gestion mentale de nos activités sous stress ne prend pas la même ampleur selon le type de stratégies cérébrales que nous utilisons.
Certains d’entre nous peuvent supporter de hauts niveaux de pression avant de basculer dans un stress nocif, alors que pour d’autres, de petites modifications imprévues dans l’ambiance ou les rythmes de travail peuvent être vecteurs d’un grand stress.

CerveauGauche Les hémisphères gauches dominants ne ressemblent pas aux hémisphères droits dominants au vu de ces critères. Un hémisphère gauche dominant a tendance à établir naturellement davantage de contrôle sur tous les paramètres de son activité. Sous stress, il se fatiguera davantage, mais il ne modifiera pas fondamentalement son mode d’activité.


CerveauDroit Une personne identifiée comme hémisphère droit dominant aura pour sa part tendance à laisser croire qu’elle gère bien son stress, car elle ne semble pas affectée par les changements de rythme. Mais si son activité est inspectée plus minutieusement, nous nous apercevons alors qu’elle a tendance à ralentir son activité cérébrale afin de pouvoir supporter le stress dans de bonnes conditions. De ce fait elle ne remplira plus avec autant d’efficacité certains types d’activités, notamment toutes les activités de contrôle. Grand bien lui fasse de ne pas avoir une fonction trop centrée dans ses périodes, sur les activités de contrôle.

Ainsi nous savons aujourd’hui que tenter de comprendre les motivations d’un être humain sans identifier corrélativement ses stratégies cérébrales n’a pas grand sens. Comme il n’y a pas grand sens à identifier ses activités cérébrales si nous ne prenons pas en compte en même temps ses motivations. C’est essentiellement parce qu’il distingue et réunit ses deux pôles de la personnalité professionnelle que Profilscan permet de comprendre quelles sont les forces et les faiblesses d’une équipe dans les périodes où elle subit la pression des cadences et du stress.

Philippe Turchet